La revanche des geeks

Ils ont longtemps été victimes de leur manque de sociabilité, de leur désintérêt des codes vestimentaires «cool» (baskets Airmoux, sac Westpack, etc. .). On s’est moqué d’eux, les traitant d’«intellos» (Bouh ! La honte ! Il a un cerveau !). Mais le temps de la revanche est venu. Pas la peine de courir ils sont déjà là, partout. Beaucoup ont délaissé leur uniforme de pull jacquard, pantalon sous les aisselles et lunettes culs de bouteilles pour mieux se mêler à nous… Les geeks reprennent le dessus. Tremblez terreurs des cours de récré, ils connaissent peut-être votre IP !

Freaks

Avant tout: qu’est-ce qu’un geek? A l’origine, ce mot viendrait de l’allemand «geck» et du hollandais «gek», qui signifient tous deux un «fou». Dès le XVIIIème siècle, des «gecken» sont exhibés par les foires ambulantes. Il s’agit alors de personnes souffrant de déformations physiques, ou d’un handicap étrange. Ce phénomène part d’Europe puis atteint les Etats-Unis, où les personnes présentées sont aussi appelées «freaks», «chaînon manquant» ou «homme sauvage». Par élargissement le terme sera peu à peu utilisé pour tous les gens excentriques, étranges, différents.

Avec l’essor des nouvelles technologies dans la seconde moitié du XXème siècle, le mot geek commence à désigner les matheux, et autres passionnés de sciences. Dans les catégories de stéréotypes des lycées américains, les geeks sont des intellectuels qui n’ont presque pas de vie sociale et se replient dans leur monde fait d’érudition et souvent d’imaginaire fantastique. De nos jours, le geek est non seulement féru d’informatique mais aussi de science-fiction, de jeux de rôles, de cinéma ou de comics. En fait, on reconnaît le geek à son intense soif de savoir quel que soit son ou ses domaines de prédilection. Il recherchera par exemple des éditions rares s’il aime une certaine bande dessinée, apprendra à parler elfique s’il vénère Tolkien, ou récitera de tête l’intégralité des personnages de Star Trek toutes générations confondues s’il a plus accroché avec le Capitaine Kirk.

Ne pas confondre…

Pour ne pas tout mélanger, au risque d’en offenser certains, voyons les différences entre geek, nerd, no-life et otaku. Le nerd a ceci de commun avec le geek qu’il est passionné de nouvelles technologies. Mais le geek est plutôt technicien, et le nerd, au contraire, théoricien. De plus, en anglais, le mot nerd a une connotation bien plus péjorative que le sympathique geek. Pour le no-life, la base la plus rudimentaire de la langue de Shakespeare vous permet de le comprendre : il s’agit là d’une personne qui n’a aucune vie sociale et passe son temps cloîtré chez lui, sans pour autant avoir le même niveau de connaissances (notamment informatiques) que les geeks ou les nerds. Enfin le otaku, est, un peu comme le no-life, une personne qui passe le plus clair de son temps à une activité d’intérieur (lecture de mangas, jeux vidéo…). Il y a une notion d’obsession dans le terme japonais qui n’est pas non plus très flatteuse.

Geek power

La révolution technologique a été le terreau de la métamorphose geek. Bill Gates (big boss de Windows) et son rival Steve Jobs (fondateur d’Apple) en sont deux des principaux emblèmes. Il y a quelques décennies, on les aurait traités d’illuminés, probablement enfermés à l’asile… « Mais oui, M.Jobs, vous allez fabriquer une machine capable de contenir des milliers de chansons dans quelques grammes de métal, bien sur…Allez, soyez gentils, prenez votre petite pilule, hein ». Seulement dans l’ère du progrès technologique, de plus en plus d’esprits comme les leurs sont sollicités. Les geeks aiment l’informatique, s’imaginer de nouveaux univers à partir de rien ? Vous m’en mettrez 10 000, j’en ferai des concepteurs de logiciels ou de jeux. Ils ne raffolent pas du contact avec des personnes hors de leurs centres d’intérêt ? Qu’à cela ne tienne, nous organiseront de gigantesques évènements où ils pourront échanger avec leurs pairs (conférences sur le web, débats PC contre Mac, Japan Expo, Jeux de rôles grandeur nature, etc).

Il semble que notre société moderne se soit adaptée à une population de geek grandissante. Plus qu’une tendance, c’est un véritable raz-de-marée geek qui déferle sur la planète. Ceux qui apparaissaient comme des ratés sont devenus attachants, et même admirables. Bande dessinée, web comics, musique, cinéma, séries télévisées, littérature, et même monde de la mode, tout le monde veut le sien. On peut se demander ce qui provoque ce soudain engouement. Est-ce l’originalité de ces individus, leur anticonformisme que l’on aime ? Ou avons-nous simplement enfin compris le génie potentiel de ces hommes et femmes (les geekettes) ? Toujours est-il que d’Abby, la craquante gothique de NCIS à Peter Parker, l’alter ego de Spiderman, les zéros sont devenus nos héros.

Quelques références geekologiques :

Films : trilogie Star Wars; trilogie Le Seigneur des anneaux; tous les Star Trek; Retour vers le Futur; Hackers, Antitrust; Napoleon Dynamite; H2G2, le Guide du voyageur galactique; Ghost in the shell; La Mouche; Cyprien; films de série Z (on peut surement ajouter le récent Avatar)

Livres : L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu; Le sauveur de l’humanité, toute l’œuvre de Tolkien

Télévision : Star Trek; X Files; Buffy contre les vampires, The IT Crowd, The Big Bang Theory, Doctor Who; Beauty and the geek (télé réalité)

Jeux vidéo cultes: Pacman; Tetris; Mario bros; Prince of Persia; Dune; Final Fantasy ; World of Warcraft

Héros : Albert Einstein, Steve Jobs, Rodolphe (personnage publicitaire qui a tout compris), Steve Urkel

Jumo.com: un réseau social humanitaire

Chris Hughes, un des fondateurs de Facebook et le créateur de My.BarackObama.com, a annoncé jeudi le pré-lancement de son nouveau projet : Jumo.com. Il s’agit d’un réseau social entièrement consacré au monde associatif, ou « développement global » selon les termes du wonder geek, qui inclue dans cette définition un éventail très large : des soins gratuits à l’aide agricole, en passant par les projets éducatifs…

Populaire, politique…

Avec ses collocs de Harvard (Mark Zuckerberg, Eduardo Saverin, et Dustin Moskovitz), Chris participe en 2006 au lancement de Facebook. Ce site estudiantin devient rapidement un géant du net, devançant depuis le 17 mars 2010 Google en terme de connections. Mais en 2007, Chris a quitté la poule aux œufs d’or pour se lancer dans la campagne « Yes we can » d’Obama. En tant que membre du pôle communication et médias, il met en place le site My.BarackObama.com, MyBO pour les intimes. Le but : rassembler les militants, les informer sur ce qu’ils peuvent faire, à leur échelle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a fonctionné puisque la mobilisation autour de l’actuel président a été sans précédent.

Puis philanthrope

Après les élections, Chris Hughes décide d’aller voyager, observer, apprendre autour du monde. Il se rend en Afrique, en Amérique latine, dans le sud de l’Asie…Il tombe amoureux du Kenya et du Sénégal, le pays où lui viendra l’idée du site, et son nom (en langue yoruba, « jumo » signifie « ensemble, de concert »). Il était assis sur le toit d’une auberge, au coucher du soleil, et observait tous les gens qui s’activaient, puisant de l’eau, portant du bois, s’occupant des enfants. C’est le déclic qui amène Chris à cette idée : Aucun groupe, aucune ONG ne peut tout faire seul, mais chacun peut faire un peu, donner de ses compétences, de son temps ou de son argent pour une cause qui lui tient à cœur.

Engagement sporadique

Ce qui différencie Jumo de l’application « Causes » de Facebook, c’est avant tout la démarche. Selon Chris Hughes, les personnes qui donnent à une association à travers « Causes » connaissent déjà l’ONG et ses actions, et donnent de manière ponctuelle, par exemple en cas de crise, c’est en quelque sorte l’étape finale de ce qu’il appelle le parcours du donateur. Ce volontariat sporadique, on a pu le voir aussi lors du séisme a Haïti : les gens donnent à un instant T, et se disent qu’ils ont fait leur part. « Trop souvent, quand les gens pensent à aider le monde, ils pensent à une photo d’enfant africain affamé, en sous nutrition, ils envoient 10$ et ça leur suffit ». Toujours à propos d’Haïti, le créateur de Jumo.com explique « J’ai été frustré de voir des moments d’engagement qui ne fonctionnent pas comme une partie d’un processus beaucoup plus large pour soutenir ces organisations afin de s’assurer que [de telles] tragédies ne se produisent plus ».

Militantisme durable

Partant du principe que de nombreuses personnes souhaitent s’investir dans une cause mais ne savent pas toujours laquelle ou comment aider, le petit génie du réseau social veut créer des liens profonds et durables entre associations et volontaires. Selon les information que fournissent les inscrits, des associations lui sont proposées, présentées, et il peut obtenir tous les renseignements qu’il désire avant de faire son choix, de s’engager dans le long terme au près de celles-ci. Cela pourrait permettre de résoudre le problème qui s’est imposé à Chris Hughes : « C’est Fou que nous soyons allé aussi loin technologiquement, et en tant que civilisation, et que plus d’un milliard de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas assez de ressources, nous n’avons juste pas encore trouvé comment les distribuer ».

Un autre avantage du site : il devrait permettre aux petites ONG de rivaliser avec les plus grandes en terme de visibilité, n’ayant pas toujours les moyens de s’offrir une communication à grande échelle. Pour le moment, le site n’affiche que quelques pages, avec des offres d’emploi pour le site lui-même, une page d’inscription aux questions assez aléatoire. Le lancement complet devrait avoir lieu cet automne entre septembre et octobre. En attendant de voir le résultat, on ne peut que saluer une initiative de création d’un réseau social qui regarde plus loin que son nombril !

Internet nous rend-il bêtes ?

L’Europe compte 420 millions d’internautes, et c’est en France que l’on passe le plus de temps en ligne. La question de l’influence de ce réseau omniprésent sur nos cerveaux est donc incontournable. En juin 2008, Nicholas Carr publiait dans le magazine Atlantic Monthly un article intitulé « Is Google Making Us Stupid ? ». Ce texte a déclenché une grande bataille d’idées entre pessimistes à tendance anxieuse et amoureux inconditionnels de technologie, puis un sondage…Voici l’essentiel de la thèse de Carr, ainsi que les opinions de plusieurs écrivains, psychiatres, neurologues, blogueurs ou universitaires.

« Je m’agite, je perds le fil »

En introduction de l’article, Nicholas Carr parle de son propre cas. « Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. ». Il dit éprouver une grande difficulté à se plonger profondément dans un texte long depuis qu’il lit sur Internet. Il est vrai, et de nombreuses études l’ont prouvé, que l’on ne lit pas en ligne comme dans un livre. On est sollicité de toutes parts, on a tendance à parcourir le contenu en diagonale, à sauter de lien en lien. Mais Carr pense au-delà de ces faits établis. Pour lui, cette nouvelle façon de lire et de s’informer pourrait changer jusqu’à notre manière de penser et la structure même de nos cerveaux.

Il s’appuie entre autres sur les travaux de Maryanne Wolf, psychologue du développement et auteure de « Proust et le Calamar : l’histoire et la science du cerveau qui lit. ». Selon elle, la lecture sur Internet, qui privilégie « l’efficacité » et « l’immédiateté », pourrait diminuer notre capacité à comprendre un texte en profondeur, à l’analyser. D’autre part, la neurologie moderne a montré que le cerveau humain continue de changer même une fois adulte. C’est ce qu’on appelle la plasticité du cerveau, et c’est ce qui fait craindre à Carr qu’à l’avenir, notre matière grise soit modelée par une information superficielle accessible en quantité au détriment du raisonnement analytique et des idées contemplatives.

Intelligence augmentée ?

Après deux années de débats en ligne autour du texte de Carr, un institut de sondages américain a décidé de faire le point sur les opinions de 371 experts d’Internet. Résultat, 76% pensent que « D’ici 2020, l’utilisation que les gens font d’Internet aura augmentée l’intelligence humaine ; comme ils auront un accès sans précédent à plus d’infirmation ils deviendront plus intelligents et feront de meilleurs choix. Nicholas Carr avait tort : Google ne nous rend pas stupides. » De nombreux sondés semblent penser qu’Internet et les moteurs de recherche ne vont pas diminuer, mais modifier nos capacités cognitives. Pour eux, l’intelligence dans dix ans ne sera donc pas inférieure, mais simplement différente.

Certains valorisent la « sous-traitance de la mémoire » : les neurones qui ne seront plus utilisés à enregistrer une date ou une formule pourraient ainsi être mobilisés pour améliorer notre esprit critique et affuter notre capacité d’analyse. En déléguant au réseau certaines tâches basiques de notre matière grise, une partie de celle-ci serait libérée pour des usages supérieurs. D’autres mettent en avant l’intérêt d’une information brève mais complète, transversale et pluridisciplinaire. Une romancière soutient ainsi que « si on a perdu quelque chose en ne lisant pas 10 livre sur un sujet, on a probablement gagné autant en étant capable de relier facilement les idées de 10 disciplines différentes ».

Facteur humain

Les détracteurs de la théorie de Carr critiquent aussi fréquemment la formulation passive de son titre « Est-ce que Google nous rend stupides ? ». De leur point de vue, ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais ceux qui s’en servent. Les méfaits qu’on a vite fait d’attribuer au Web découleraient en fait d’une mauvaise utilisation qui en est faite. Internet et les moteurs de recherches ne seraient que des outils qui accentueraient les tendances naturelles de leurs utilisateurs, en bien ou en mal. Un universitaire pense que « Google ne nous rend pas stupide, mais cela rend beaucoup d’entre nous paresseux intellectuellement. […]Google ne poussera pas l’intellect humain dans une direction prédéterminée. Cela renforcera certaines prédispositions de l’utilisateur : les intellects supérieurs utiliseront Google comme un outil créatif, alors que d’autres laisseront Google penser à leur place ».

Plusieurs sondés ont reconnu la présence d’une distraction sur Internet, avec les liens hypertexte, les publicités, les messages instantanés, les réseaux sociaux, les sites d’humour ou de porno. Un écrivain explique : « Internet, ça veut dire qu’on ne peut jamais se séparer de nous même, de nos tentations et nos obsessions. C’est comme un tabloïd trashy et sans fin, qui aspire le temps, l’espace et la logique dans son tourbillon sans fond. Ce dont on a besoin pour contrer la syntaxe négligée, les abus repoussants, […] c’est de bonne vieille discipline. Nous sommes l’espèce qui a eu le génie de créer quelque chose d’aussi merveilleux qu’Internet…Nous devons donc bien avoir assez de self-control pour rester déconnectés de Facebook. »

Quoi qu’en disent les inquiets ou les optimistes, il est aujourd’hui beaucoup trop tôt pour savoir si Internet changera nos cerveaux, et comment. S’il semble effectivement que nous soyons plus facilement distraits, rien ne nous empêche d’attraper un livre au lieu de suivre un lien. En écrivant cet article, j’ai plusieurs fois dérivé vers mon compte Twitter, consulté ma page Facebook…Et vous, comment utilisez vous Internet, est-ce que vous lisez encore sur papier ? Avez-vous l’impression que votre capacité de concentration ou d’analyse a diminué ?

Twitter et le « gentil pirate »

Son nom ne vous dit peut-être rien (si vous vivez dans une cave avec infosport en boucle), mais François Cousteix est certainement le plus connu des hackers français. Il a été condamné jeudi 24 juin à cinq mois de prison avec sursis pour avoir pénétré illégalement dans le système informatique du site de micro-blogging Twitter. A tout juste 24 ans (il les a fêtés au début du mois), ce petit malin avait entre autres craqué les comptes de Barack Obama, Britney Spears, et…des administrateurs du site.

Hacker Croll

En avril 2009, François, plus connu sous son pseudonyme de Hacker Croll, parvient à infiltrer Twitter. Autodidacte, il n’est pas un de ces génies de l’informatique qui lisent du code comme d’autres Voltaire. Alors comment a-t-il fait ? Il s’est servi de la faiblesse la plus commune dans les réseaux informatique : le facteur humain. Dans un premier temps, il a trouvé le nom des administrateurs du site, information publique facilement accessible. Puis, des semaines durant, il a navigué sur les réseaux sociaux, les blogs, collectant toutes les informations possibles sur ses « cibles ». Armé de ces seuls outils, il arrive sur les comptes de plusieurs stars. Mais le plus incroyable reste à venir. Sur les comptes des administrateurs, il découvre un nombre impressionnant d’informations sensibles de la société : liste de tous les employés, numéros de cartes bleues, numéros de téléphones, contrats confidentiels, comptes-rendus de réunion, grilles de salaires…

Ethique

En de mauvaises mains, ces informations auraient pu être utilisées pour détourner de l’argent ou faire chanter l’oiseau Twitter. Mais Hacker Croll se veut « éthique ». Lors de son procès pour « intrusion dans un système informatique de traitement de données », il a expliqué qu’il voulait juste « sensibiliser les internautes sur le choix de leur mot de passe ». Il rentrerait ainsi dans la catégorie des chapeaux blancs, ou white hats, les pirates qui agissent avec une certaine déontologie. Par opposition, les black hats sont supposés être les méchants, ceux qui créent des virus, espionnent, escroquent. Lui, avec son visage d’enfant et ses propos innocents, on croirait presque un ange. Ce serait vite oublier qu’il avait, en 2007, détourné quelques milliers d’euros sur un site de jeu. Cette petite incartade lui avait valu huit mois de prison avec sursis. Mais aujourd’hui, soulagé du verdict assez clément, il rentre dans les rangs. Il a trouvé un travail chez Rentabiliweb, une façon légale d’exploiter ses dons en informatique.

Twitter à l’amende

Il faut croire que François Cousteix n’avait pas complètement tort, en relevant ainsi les failles dans la sécurité du site Twitter. La Commission fédérale du commerce américaine (FTC) a en effet enjoint celui-ci de « ne plus mentir » à ses utilisateurs. Concernant sa politique de sécurité des données, l’oiseau du micro-blogging annonce sur sa page : « Twitter est très attentif à sauvegarder la confidentialité de vos informations personnelles. Nous employons des mesures administratives, physiques et électroniques pour protéger vos informations d’un accès non autorisé ». Des mesures qui ne devaient pas vraiment être suffisantes, puisqu’en 2009, ce n’est pas un mais deux hackers qui ont réussi à les craquer. Avant notre petit auvergnat (quand y’en a un ça va), un autre, plus taquin avait accédé à des dizaines de comptes, en trouvant le mot de passe ‘happiness’. Il avait ainsi posté un tweet au nom de Barack Obama proposant de gagner 500 dollar d’essence gratuite à tous ses followers. La FTC, peu amusée par ce manquement à la sécurité informatique a enjoint à Twitter de procéder à une mise à niveau, qui sera vérifiée pendant 10 ans un an sur deux. Tout manquement à cette consigne pourrait coûter jusqu’à 16 000 dollar par jour. C’est la première fois qu’un réseau social est condamné, peut-être un avertissement aussi pour le géant Facebook.

Hacker Culture Club

A lire, à voir, à faire

  • Hackers, de Iain Softley : un thriller plutôt bien balancé même si les effets spéciaux font un peu sourire maintenant, messieurs, petit bonus : Angelina Jolie en combinaison moulante.
  • Antitrust, de Peter Howitt : là aussi un thriller, très référencé, clairement anti Bill Gates (excellent Tim Robbins).
  • Ghost in the shell, de Mamoru Oshii : film d’animation très poétique et très violent qui pose des questions intéressantes sur ce qui distingue l’humain de la machine.
  • Die hard 4, de Len Wiseman : du bon gros film d’action qui tâche, à déguster avec une pizza et des copains un soir où on ne veut pas réfléchir.
  • How To Become A Hacker, de Eric Raymond : livre de reference pour les petits curieux
  • Hackathon : Organisés par des développeurs du logiciel libre, il s’en déroule partout dans le monde, invitations only

Hackerspace !

Le 10 juin dernier, comme tous les jeudis, se tenait une conférence au Musée des Arts et Métiers : regards croisés artistes & scientifiques. La littéraire dévoyée et passionnée de geekeries que je suis s’y est rendue. Il faut dire que le programme était alléchant : « hacking, recherches, transdiciplinarité et création à la marge ». Comme beaucoup, j’avais l’image du hacker-pirate, qui s’introduit plus ou moins légalement dans les systèmes informatiques pour dénoncer les failles du Pentagone, des banques ou des nouveaux réseaux sociaux. Mais le hacking est un peu différent de cette image de « robin des bois romantique ». Ainsi, selon les intervenants de la conférence, « le hacking est une mise en application concrète et décomplexée de cette recherche à la marge, dont les objectifs sont la transmission, la création, l’innovation, le partage et la communication. ». Concrètement, leur but est de résoudre des problèmes et d’en faire profiter gratuitement le plus grand nombre. Le terme hacker est alors utilisé dans une acception très large, c’est-à-dire quelqu’un qui conteste intellectuellement les limites d’un système.

Voleurs de caddies

Un exemple : Le projet Consumers BGone. Plusieurs grandes surfaces équipent leurs caddies de système anti-vol (fort nécessaire quand on connaît le nombre de caddies volés qui encombrent les rues de nos belles villes !!). Lorsque le caddie sort du périmètre établi, le petit émetteur dont il est équipé bloque les roues de l’engin… Le voleur ne peut donc plus manœuvrer aussi facilement. Le but est qu’il abandonne le caddie et soit empêché de commettre son délit. Terrible délit s’il en est… Le problème, c’est que ce système est faillible, comme l’on prouvé les créateurs de ce projet. L’émission via un simple téléphone portable d’une fréquence adéquate débloque les roues du caddie. D’un côté une technologie chère et faillible, utilisée pour prévenir un délit somme toute peu dangereux (on peut se poser la question de savoir si le vol de caddie est un « phénomène de société » si important qu’il faille dépenser tant d’argent pour sécuriser tous les caddies d’une grande surface…). De l’autre, une solution pour débloquer les roues de l’engin, simple à mettre en place. Et ludique. Ca vous dirait de voir ce que ça donne le blocage de roues des caddies de vos concitoyens lors de leur frénésie consumériste ???? ;).

Tmp/lab : laboratoire temporaire

Afin de présenter et développer toutes sortes d’idées et de solutions … il fallait un lieu. Ben oui, Paris est la ville-lumière, mais elle ne brille pas par le nombre de hackerspaces qu’elle abrite. Le prix des loyers étant ce qu’il est, c’est à Vitry-sur-Seine que le collectif a établi sa base, entre les rails SNCF, un site Sanofi qui pue de manière aléatoire, et une belle zone industrielle tout droit sortie de vos romans cyberpunks préférés. Le lieu comme l’esprit du hackerspace se veut temporaire, d’où le nom /tmp/lab. Sur leur wiki, on retrouve cette explication :« Le nom /tmp/lab s’inspire de l’idée de permatemp, le temporaire qui reste en place — mais qui reste temporaire et nomade par nature, autant que de la culture Unix des systèmes ouverts ». On y découvre aussi les différents projets qui grandissent sur le terreau fertile du lab (Bidouillage et flashage de routeurs OpenWRT, Biodiesel expérimental, entre autres). Bonne nouvelle pour les curieux, le hackerspace est ouvert tous les jeudis, à tous et bien sur gratuitement (calendrier des conférences).

Aventure en zone industrielle

C’est donc jeudi dernier que j’ai eu le courage de traverser tout Paris sous des températures caniculaires le 8 juillet dernier, avec la rédac’ chef de L’actu à la loupe, si si !!! Nous avons raté la station de RER (il faut descendre à la station Les Ardoines), sauté des grilles, pénétré dans des parkings d’entrepôts, visité des stations de lavage de poids lourds, rebroussé chemin, puis sommes revenues sur nos pas, avons trouvé le panneau AS24, demandé notre chemin à de charmants jeunes hommes, sommes entrés chez des gens (ben quoi ??? la porte était ouverte!) et finalement, en descendant un escalier en béton presque entièrement camouflé par des buissons fleuris, nous avons découvert le hackerspace !!!! On nous a élégamment offert des bières (non, non on ne les a pas du tout réclamées, pour qui vous nous prenez ???). Et hop, on a assisté à des présentations passionnantes ! Malheureusement, la SNCF et ses horaires limités nous ont forcés à quitter le hackerspace en catimini pendant que continuait l’échange sur la biologie synthétique et le biohacking (article coming soon, NDLR). Pour couronner le tout, sur le retour, on a eu la chance et l’honneur de se faire klaxonner par des abrutis en Papamobile (il faudra un jour que je vous liste toutes les attitudes des blaireaux qui sont capables de klaxonner une fille qui marche tranquillement sur un trottoir même pas habillée en prostipute… Vous croyez franchement que la dite fille va se mettre à courir après la voiture pour stopper le gars et lui sauter au cou tellement elle kiffe ???), l’une d’entre nous a frôlé l’accident cardiaque à cause de la fourberie d’un chien de garde… Bref, une soirée que je n’oublierai pas de si tôt !!!

Jeux vidéo, toute une histoire…

Le 2 septembre dernier avait lieu une conférence sur l’histoire des jeux vidéos. L’amphithéâtre était bien fourni en geeks et geekettes de tous âges. Les deux intervenants, Daniel Ichbiah (auteur de la Saga des Jeux Vidéo) et Florent Gorges (auteur de L’Histoire de Nintendo), ont une heure et demi pour présenter l’histoire des jeux vidéo, du très old-school Pong jusqu’aux technologies surréalistes qui s’ébauchent à l’heure actuelle.

Mario l’anti-héros

Donc Pong d’abord, le jeu plus que basique qui consiste en deux barres verticales blanches qui glissent de chaque côté de l’écran noir pour rattraper une balle qui va de gauche à droite. Un jeu de tennis stylisé. Atari, entreprise américaine fondée par Nolan Bushnell et Ted Dabney, commercialise ce jeu d’arcade. Le succès est immédiat. C’est un peu comme si en 1972, la jeunesse n’attendait que ce nouvel univers pour s’amuser. Pourtant, selon la formule de Nolan Bushnell, Atari n’a pas inventé le jeu vidéo, il l’a commercialisé. En effet, dès les années 50 des ingénieurs, chercheurs ou universitaires ont l’idée de jeux sur les ordinateurs de l’époque (OXO, un jeu de morpion, ou Tennis for two, sorte de proto-pong, sont deux exemples dont l’Histoire gardera une trace). Depuis, l’industrie du jeu vidéo dépasse celle du cinéma en termes économiques, mais son histoire, ses créateurs sont peu connus hors du cercle des aficionados. Bien sûr, tout le monde connaît Nintendo. Mais qui sait que cette entreprise nippone existe depuis 1889 ?? Elle distribuait à l’origine des cartes à jouer japonaises (hanafuda). A partir des années 1970, Nintendo se diversifie dans les jeux d’arcade, puis les Game & watch, jeux électroniques qui tiennent dans la main. Donkey Kong est l’un de ces jeux, qui deviendra Super Mario Bros. Mario, plombier bedonnant, anti-héros par excellence, s’imposera d’ailleurs comme mascotte de Nintendo, qui n’en cherchait pas vraiment.

Krach

Le monde des jeux vidéo se divise en plusieurs catégories, en fonction du support utilisé : bornes d’arcade, micro et consoles. Nintendo et Atari se partagent le marché des bornes d’arcades et attisent les appétits. En 1976 Warner Communications rachète Atari. De nombreux acteurs cherchent à tirer parti de ce qui apparaît comme un eldorado et les jeux vidéo se banalisent. On les trouve jusque dans les paquets de céréales. Les éditeurs logiciels et les fabricants de matériel (consoles, bornes…) ne voient pas venir la lassitude du public et en 1983, c’est le krach. Atari en sera la principale victime, la crise touchant plus durement le marché américain. Au Japon, à la même période, Nintendo apprend des erreurs de son concurrent et sort la Family Computer, ou Famicom, commercialisée aux États-Unis et en Europe sous le nom de NES, Nintendo Entertainement System. Une des tactiques commerciales de Nintendo sera de bien différencier jeux d’arcade et jeux sur console. Sega, société fondée au Japon par un américain, tente de concurrencer Nintendo, mais ne réussira à prendre de l’envergure qu’en Europe. Pour les japonais, Sega ne représente qu’un dixième du marché et est synonyme de hardgamers (personnes pour qui le jeu, c’est du sérieux).

Tetris made in URSS

L’histoire des jeux vidéo fourmille d’anecdotes à propos de leurs créateurs, qui montrent à quel point ces démiurges souvent brillants sont maintenus dans l’ombre par les sociétés d’édition de jeux. Une des raisons seraient que lesdites sociétés ont peur de se faire voler leurs créatifs par la concurrence. Dans le cas d’Alexei Pajitnov, c’est plutôt le contexte de la Guerre Froide qui empêchera ce chercheur soviétique de récolter les gains de sa création. En 1984, il crée Tetris, mais l’Union Soviétique n’est pas un terrain propice au système de licence. Par le biais de différents intermédiaires, Pajitnov accorde les droits d’exploitation du jeu par un simple fax à un anglais né en Hongrie, Robert Stein. Le jeu se diffuse largement dans le monde entier, c’est un énorme succès, mais Pajitnov ne touchera pas un rouble sur les ventes. Cependant, Stein trouvera plus malin que lui : Nintendo cherche à récupérer les droits et utilisera un moyen détourné. Il demande à Stein d’ajouter un addendum sur le contrat lui octroyant les droits de Tetris : il s’agit de définir ce qu’est un ordinateur. Selon l’addendum, un ordinateur possède un écran, un clavier et une unité centrale. Stein accepte : Nintendo peut alors installer, sans payer la moindre royalty, Tetris sur son nouveau produit, la Game Boy (pas de clavier, pas vraiment d’unité centrale !). En 40 ans, le jeu vidéo aura révolutionné le monde ludique et contribué à améliorer notre perception du virtuel. De nombreuses innovations ont permis de passer de Pong aux MMORPG, aux jeux sans manette, en immersion de plus en plus prononcée…

Quel futur ?

A la question d’une personne du public souhaitant connaître l’opinion de Daniel Ichbiah et de Florent Gorges quant au futur des jeux vidéo, Daniel Ichbiah parle des robots polymorphes à l’étude dans les laboratoires des chercheurs. Ces robots pourraient remplacer l’écran et se transformer en toute sorte d’objets interagissant avec le joueur. Mais pourra-t-on encore parler de jeu vidéo? La réalité augmentée aura également un rôle à jouer avec les objets virtuels qu’elle immisce entre le joueur et l’écran. Florent Gorges parle du seuil atteint par la technique : la qualité des images ne peut plus vraiment être améliorée, ou alors uniquement à la marge. La nouveauté viendra donc des interfaces. La première interface était le pistolet qui permettait au joueur de NES de tirer directement sur l’écran (mémorable Duck Hunt!). Ses successeurs ont été nombreux, du joystick à la manette. A l’heure actuelle on pense à la Wiimote, mais Microsoft envisage de sortir une console sans aucune manette, Natal…Le jeu vidéo n’a pas fini nous divertir !

Mon net à moi, il me parle d’aventure…

Ces derniers temps, les lecteurs les plus assidus l’auront remarqué, je poste moins que d’habitude, par manque d’inspiration, un peu, et par distraction, beaucoup. Mais est-ce ma faute si le net regorge de tant de choses à lire et à découvrir ? Une question que je vais laisser en suspens, le temps de partager avec vous mes coups de cœurs du net : des blogs et sites où ma souris s’égare plusieurs fois par semaine. Ils ne sont pas classés par ordre de préférence, et la liste n’est pas exhaustive mais j’espère que vous y trouverez votre bonheur virtuel.

Pour s’informer différemment

Abstrait ≠ Concret :

Autoproclamé blog d’« actualité originale. Mais pas seulement… », il n’y a pas de tromperie sur la marchandise. Les sujets abordés sont souvent farfelus, mais traités avec beaucoup de brio. On sent que l’auteur, Loïc H. Rechi, s’est armé de recherches suffisamment poussées pour écrire avec un ton parfois léger. Du journalisme gonzo bien gaulé, pas toujours drôle mais presque systématiquement surprenant. Pour vous donner une idée, parmi les derniers sujets il y a : les extraterrestres, les camps de la mort au japon, et facebook !

Sur mon écran radar :

Passionnés de nouvelles technologies, et des évolutions sociétales qui les entourent, ce blog est fait pour vous ! On retrouve aussi des interrogations sur le métier de journaliste ou des billets musicaux, le tout extrêmement bien écrit et assaisonné de liens juste ce qu’il faut. Le taulier, Jean-Christophe Feraud, aime bien provoquer le débat avec ses textes, les commentaires sont donc souvent passionnants à lire aussi.

Piratage(s) :

Partisans du compromis et adhérents inébranlables aux grands partis républicains, passez votre chemin ! Ici, on reste à gauche, toute ! Mais c’est surtout un endroit où l’actualité politique est mise en perspective, resituée dans un contexte historique trop souvent oublié. Une analyse vraiment différente, qui, si elle n’a pas vocation à être prise comme parole d’évangile, a le mérite de poser certaines questions et de souligner quand il le faut les outrances de notre belle res-publica.

L’œil de l’exilé :

Si ce site me semble mériter mon attention, et peut-être la votre, c’est qu’il est l’organe de presse attaché à la Maison des journalistes. Cette association accueille en son sein des confrères réfugiés politiques. Elle leur offre un nouveau départ, loin des cauchemars endurés, mais aussi un endroit où continuer de faire leur métier. On trouve donc à cette adresse des actualités vues différemment, puisque les auteurs viennent du Congo, d’Irak, de Russie ou de Chine…

Pour rire plus ou moins bêtement

Le Beulogue :

Si vous ne connaissez pas encore, vous allez adorer ! Moi en tout cas, ça a été le coup de foudre. Découvert à travers la pieuvre Facebook, ce site tenue par la charmante Pétronille (ou impératrice galactique) m’a fait rire aux éclats devant mon écran, vraiment. Avec un style complètement bizarroïde, cette diva un peu zinzin nous ouvre les portes de son quotidien, qui ressemble un peu au nôtre mais en beaucoup plus marrant.

Les histoires de Poupi :

Sur son profil ‘Adopte un mec’, elle a écrit « Je suis une garce exigeante lunatique feignante psychorigide vénale sans humour. ». Preuve que les hommes ne sont pas tous lâches, ou que ses beaux yeux leur tourne la tête, ils sont nombreux à la contacter malgré tout. Et c’est avec un malin plaisir que la demoiselle démonte leurs techniques de drague un peu bidon, leurs phrases toutes faites et leurs fautes d’orthographe. Vraiment drôle.

Girls and geeks :

Le dernier billet, sobrement intitulé « le top 10 des endroits qui poussent au suicide » ne laisse pas forcément deviner l’ampleur de la rigolitude qui se cache dans ce blog. Et pourtant…Truffés de références de geeks (memes et compagnie) et de vidéos hallucinantes, les articles de Titiou Lecoq sont aussi très bien écrits. On pourrait résumer ce site comme ça : beaucoup de bêtises, mais mâtinées d’allusions à Kant !

Bouletcorp :

Celui-ci, c’est un blog BD, aussi beau à voir que drôle à lire, mais à choisir, c’est quand même son humour qui m’a séduite. L’auteur a choisi Boulet comme pseudo, ce n’est peut-être pas anodin, parce que sa vie, telle qu’il nous la donne à voir, a tout de l’existence du anti-héros…Quoique…Au détour d’un weekend tranquille, il croise parfois des dinosaures, alors restez quand même sur vos gardes, le T-Rex est dans le salon, à côté du canapé.

Pour les yeux, mais pas que

De l’autre côté des cailloux :

J’ai découvert ce joli blog il y a deux ans, et je ne m’en suis pas lassée. Cali Rezo, la patronne, est graphiste dans la vraie vie. Sur internet, elle expose ses peintures numériques, où les humains ont souvent les yeux trop grands pour leur tête. Des compositions belles ou troublantes, on en redemande ! Mais l’artiste à d’autres cordes à son arc, et on trouve aussi sur son site des bric-à-brac très amusants, des coups de cœur et des coups de gueule.

Lobbiaz :

Photographe semi professionnel, amoureux des femmes, surtout nues, Lobbiaz propose sur son blog une sélection de photos envoûtantes. Phobique de l’épiderme, s’abstenir. Si les clichés ne sont pas toujours de lui, les textes qui les accompagnent sont bien issus de sa plume, des mots simples ou élaborés, mais toujours justes et très souvent poétiques. Un peu d’esthétique dans ce monde de brutes.

Lazy Heart :

Autant pour le fond que pour la forme, un site superbe qui rassemble motion graphic, photographie, webdesign et plein d’autres disciplines du beau et de la créativité. La mise en page est magnifique, les billets excellents et instructifs, une petite perle qui m’a été suggérée par un contact sur Twitter, et que je vous fais passer avec moult recommandations.

Fantasybox :

Cliquez et entrez dans la boîte de Pandore concoctée par Axl. Du digital art qui explose dans tous les sens, léché et exubérant. Un mélange de culture geek et urbaine qui compose un monde virtuel un peu fou, où on se perd sans paniquer, pour mieux se retrouver au point de départ, mais changé. Que les amateurs de photos se rassurent, il y en a aussi ici !