To be or not to be… riche !

Depuis quelques jours, plusieurs millionnaires/milliardaires en France et outre Atlantique font le buzz à grands coups d’annonces réclamant d’être taxés plus afin de renflouer les caisses de leurs états respectifs, ou de pouvoir amener une contribution ponctuelle pour soutenir des économies chancelantes. Évidemment, la première pensée du quidam moyen, moi la première : il serait grand temps en effet que les plus fortunés passent à la caisse !

Mais bien vite, un certain cynisme, ancré dans l’empirisme réaliste, refait surface et l’on se demande pourquoi, tout d’un coup, les « riches » voudraient se délester d’un argent qu’ils ont toujours chéri ? Parce qu’ils sentent un danger imminent en provenance des masses laborieuses estime Monique Pinçon-Charlot , rejointe en ce sens par l’ami @Vogelsong. Le quotidien Libération aussi se penche sur la question puisqu’il y consacre un dossier spécial aujourd’hui. Je ne m’appesantirai pas sur cette problématique, donc, puisque d’autres l’ont fait avant moi, et avec bien du talent.

C’est en voyant passer un tweet en provenance de RMC, la radio démago par excellence, qu’une autre interrogation s’est imposée à moi. À ses auditeurs, cette fréquence demandait : « Est-on riche quand on gagne 5.000 euros par mois ? ». Une question floue comme un sondage Ifop et qui a mené, fatalement, à une quasi égalité du OUI et du NON dans les réponses. Un résultat inintéressant au possible et qui m’a poussée à solliciter ma TL à s’exprimer au sujet d’une question, volontairement plus ouverte : « à partir de quel revenu est-on riche? ».

Dans le vénérable Larousse, à « riche » on trouve (les italiques entre parenthèses sont peut-être légèrement modifiés, mais vraiment, à peine) :

Qui a de la fortune, des biens importants : Une riche héritière. (coucou Paris, comment va la duckface ?)
Se dit d’une collectivité dont la situation financière ou économique est prospère : Les pays riches et les pays pauvres. (nous et les autres)
Qui dispose d’une quantité relativement importante d’argent : Aujourd’hui on a touché notre mois, on est riches. (j’ai trouvé deux euros, l’autre jour, ça compte ?)
Qui implique un prix élevé ou une grande valeur, qui se distingue par son caractère luxueux : Une riche demeure. Faire de riches présents. (passe moi mon gode en or, tu veux, François-Marie ? demanda dans un râle la noble Bettencourt)
Qui se distingue par l’abondance et l’excellence des éléments qu’il renferme : Une région au sol riche. (tiens, y’a une barrette de schiste dans ton sol !)
Qui contient tel élément en forte proportion ou quantité : Aliment riche en vitamines.(exemple : le sperme est riche en protéines)
Qui présente de nombreuses possibilités : Une œuvre riche d’enseignements. (ensemble, entre riches, tout devient possible)
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt aux réactions des gens de l’intérieur de Twitter qui ne sont donc pas des moutons mais des oiseaux. Bref. Très vite des remarques (justifiées) sont venues pondérer cette demande : parle-t-on en brut ou en net ? S’agit-il de revenu par personne, et prend-on en compte le nombre d’enfants à charge ? Est-ce le seul salaire dont on parle ou également le patrimoine ? Selon que l’on vive à Paris ou en province, les sommes évoquées n’ont pas non plus la même valeur par rapport au coût de la vie… En somme une première constatation s’impose : la richesse est relative !

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